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I.
Introduction
1.
Il s'agissait là du premier séminaire organisé
conjointement par l'ACICI et la CNUCED, au titre du Mémorandum
d'accord conclu le 6 février 2002 entre ces deux organismes,
et en réponse à la demande de pays les moins favorisés
(PMF). Ce séminaire était destiné à faciliter
un échange de vues ainsi qu'à améliorer la participation
des PMF dans les négociations concernant le Programme de Doha
pour le développement.
2.
Les séances formelles ont porté sur les thèmes
suivants [Note 1]:
●
l'antidumping dans le contexte multilatéral ;
●
une perspective des questions relatives à l'antidumping et à
la concurrence ;
●
des informations concrètes sur le calcul de la marge de dumping
;
●
les questions liées à la mise en oeuvre et les priorités
de négociation après Doha ;
●
les expériences des pays en développement et en transition
dans les négociations de Doha et concernant les questions liées
à la mise en oeuvre ;
●
l'anti-dumping dans un contexte régional ; et
●
un remue-méninges et un renforcement des capacités concernant
d'éventuelles priorités de négociation et les besoins
en matière d'assistance technique.
II.
Aperçu des différends relatifs à l'antidumping
à l'OMC
3.
M. Nicholas Lockhart (Organe d'appel de l'OMC) a présenté
un aperçu des différends relatifs à l'antidumping
portés devant l'OMC et a fait les observations suivantes :
●
L'Accord antidumping (ADP) a été examiné dans 11
des 67 rapports adoptés par des groupes spéciaux ou par
l'Organe d'appel, et dans 5 des 15 différends actuellement en
cours. Les pays en développement sont de plus en plus impliqués,
à la fois en tant que partie plaignante, et en tant que partie
défenderesse.
●
La complexité de l'ADP, tant du point de vue de la forme que
de celui de la procédure, constitue une difficulté pour
les autorités chargées de l'administrer, mais garantit
aux exportateurs que certaines règles seront respectées.
●
L'article 17.6 de l'ADP expose le critère d'examen à appliquer
par les groupes spéciaux, et, de manière implicite, le
critère attendu des autorités nationales. Conformément
à l'Article 17.6, les autorités nationales disposent d'une
marge de manouvre considérable en ce qui concerne l'établissement
des faits dans le cadre des enquêtes.
●
L'article 17.6(ii) constitue une disposition unique des accords visés,
en ce qu'il dispose que lorsqu'un groupe spécial constate qu'une
disposition de l'ADP se prête à plus d'une « interprétation
admissible », il constatera que la mesure prise par les autorités
nationales est conforme à l'ADP si elle repose sur l'une de ces
interprétations admissibles. Néanmoins, il ressort clairement
du texte de l'Article 17.6(ii) que l'interprétation de l'ADP
se fait conformément aux règles coutumières d'interprétation
du droit international public, qui sont contenues dans la Convention
de Vienne sur le droit des traités.
4.
Les principales remarques formulées par M. Moreland (Secrétaire
assistant adjoint, Département du commerce des Etats-Unis) ont
été les suivantes:
●
Devant l'utilisation croissante de mesures antidumping par les pays
en développement, il convient de recadrer le débat pour
mettre fin à l'idée selon laquelle il s'agit d'un instrument
pour les pays développés. Il faut s'attacher principalement
aux difficultés concrètes rencontrées par les pays
qui ont recours, ou sont susceptibles d'avoir recours, à l'antidumping,
ainsi que par les pays dont les exportations sont assujetties à
des droits antidumping.
●
L'anti-dumping n'a pas un poids considérable sur le commerce
international. Aux Etats-Unis, seuls 0,5% des importations ont fait
l'objet de droits antidumping en 2000.
●
La transparence dans la conduite des enquêtes est importante,
puisqu'elle garantit que les mesures antidumping ne soient pas des instruments
protectionnistes déguisés mais au contraire une réponse,
légitime et basée sur des règles, à des
pratiques déloyales. Toutefois, les procédures juridiques
et administratives complexes nécessaires qui en découlent
ont un coût pour les pays en développement. L'OMC doit
relever le défi consistant à réconcilier ces aspects
contradictoires.
●
Le mécanisme de règlement des différends de l'OMC
constitue l'un des aspects essentiels de la transparence. Celle-ci pourrait
être améliorée en envisageant des moyens de faire
intervenir les parties privées les plus touchées dans
les différends.
●
L'assistance technique peut aider à renforcer les capacités
administratives des pays en développement dans le domaine de
l'antidumping.
5.
Son Excellence M. Alejandro Jara (Ambassadeur du Chili à l'OMC)
a fait observer que:
●
Au cours des 20 dernières années, 50% des exportations
du Chili à destination des Etats-Unis avaient fait l'objet d'une
enquête en relation avec l'antidumping, des mesures compensatoires
ou des sauvegardes. Même lorsqu'aucun droit n'est imposé,
il reste que cela représente un coût considérable
pour les exportateurs et les représentants officiels des gouvernements.
●
Au cours de la préparation de la Conférence ministérielle
de Doha, un seul Membre de l'OMC s'est opposé à la tenue
de négociations sur l'antidumping. Le compromis obtenu à
Doha prévoit des négociations afin d'améliorer
l'ADP, non de le supprimer, comme le souhaitaient certains pays. Le
compromis lui-même n'a été possible qu'en liant
les négociations antidumping aux négociations en matière
d'accès aux marchés.
●
L'ADP devrait davantage tenir compte des principes économiques,
et notamment du fait qu'un dumping réel n'est possible que lorsqu'une
entreprise jouit d'un pouvoir important sur son marché d'origine.
Il est donc peu probable que cela se produise sur le marché des
matières premières où les entreprises, en particulier
de pays en développement, sont généralement preneurs
de prix, vendant au prix le plus élevé possible, et non
pas à un prix artificiellement bas. Il est nécessaire
également de rendre l'Accord plus raisonnable et plus transparent.
6.
Les orateurs ont conclu le débat général par ces
remarques :
●
M. Moreland a ajouté que l'on pouvait améliorer la transparence
notamment en veillant à ce que toutes les parties aient accès
aux informations sur la base desquelles la détermination était
faite, et qu'elles puissent présenter leurs arguments. Des processus
établis et clairs étaient nécessaires, de même
qu'un mécanisme d'appel.
●
M. Lockhart a précisé que l'Organe d'appel pouvait tenir
compte des situations particulières de pays en développement
dans la mesure où cela est permis par les accords visés,
par exemple dans une disposition relative au traitement spécial
et différencié. L'article 15 de l'ADP est l'une de ces
dispositions, bien qu'il ne définisse pas la « considération
spéciale » à accorder aux pays en développement.
●
La nécessité d'accorder une certaine marge de manÏuvre
aux autorités nationales a été soulignée,
pour des raisons tant juridiques que pratiques.
III.
Questions relatives à l'antidumping et à la concurrence :
une perspective
7.
M. Philippe Brusick (Chef de la Section du droit et de la politique
et la concurrence et de la protection des consommateurs, CNUCED) a mis
en lumière les éléments suivants:
●
L'interface entre antidumping et concurrence prendra de plus en plus
d'importance en raison de la décision prise à Doha d'ouvrir
des discussions sur l'antidumping et la possibilité de négociations
futures sur la concurrence. Certains accords régionaux, y compris
l'Union européenne, ont abandonné l'utilisation de l'antidumping
au sein de la région pour privilégier les règles
de la concurrence, l'antidumping restant utilisé à l'extérieur.
●
L'approche antidumping s'axe sur les différences entre prix sur
le marché intérieur et prix à l'exportation, des
droits étant imposés si cette différence de prix
cause ou menace de causer un dommage important à la branche de
production nationale. Par contre, dans l'approche du droit de la concurrence,
la pratique de prix prédateurs suppose la vente à un prix
inférieur aux coûts, avec l'intention de dominer le marché
correspondant.
●
Les règles de la concurrence visent à encourager l'efficience
et à protéger les consommateurs. L'antidumping vise par
contre à protéger une branche de production nationale
de certaines formes de concurrence, ce qui pourrait en fait être
préjudiciable à la compétitivité nationale
en augmentant le prix des intrants et en protégeant des arrangements
de collusion.
●
La prolifération actuelle de régimes antidumping dans
les pays en développement pourrait inciter les pays développés
à revoir leur propre point de vue quant au caractère approprié
du système actuel.
8.
Au cours du débat général, plusieurs questions
importantes ont été abordées :
●
Le dumping peut revêtir des aspects à la fois publics et
privés, étant donné qu'il tire parfois avantage
de failles politiques dans l'économie du pays d'origine. Il peut
par exemple s'agir de législations de la concurrence inappropriées
ou de prix contrôlés sur le marché intérieur.
●
La réglementation de la concurrence peut être considérée
comme une solution « idéale » mais, dans
la réalité, les régimes antidumping sont un pis-aller
permettant d'obtenir des résultats plus rapidement et facilement.
En outre, ils peuvent jouer le rôle de soupape de sécurité
pour évacuer les tensions politiques nationales causées
par les réductions tarifaires.
IV.
Calcul de la marge de dumping : informations concrètes

9. M. Edwin
Vermulst (Consultant, CNUCED) a présenté un exemple concret
de calcul, reprenant divers aspects pratiques :
●
Les deuxième et troisième éléments d'une
enquête antidumping - dommage causé à la branche
de production nationale et lien de causalité - posent généralement
davantage de problèmes pour les exportateurs que le premier élément
(le dumping). En effet, ils dépendent largement d'éléments
de preuve détenus par la branche de production nationale ou les
autorités antidumping, doté parfois d'un caractère
sensible du point de vue commercial et n'étant pas toujours divulgués
à l'exportateur visé par l'enquête.
●
Toutefois, le calcul de la marge de dumping peut également poser
des difficultés, notamment lorsqu'il s'agit de réaliser
le « netting back » [Note
2] du prix d'exportation et du prix sur le marché intérieur
jusqu'aux prix sortie usine qui peuvent alors être comparés.
Les pays en développement doivent accorder une attention particulière
aux problèmes découlant de la conversion des devises (en
particulier lorsque la monnaie nationale est relativement volatile),
des arrangements informels de crédit interne, des ventes en dessous
des coûts, du calcul du bénéfice raisonnable et
de la réduction à zéro (« zeroing »)
[Note 3].
●
Dans certains cas, les autorités d'enquête disposent d'une
très grande marge de manoeuvre, dans la mesure où elles
sont libres de choisir des méthodes de calcul qui peuvent désavantager
les exportateurs de pays en développement. A cet égard,
il y aurait peut-être la possibilité de renforcer les règles
de l'ADP.
V.
Questions relatives à la mise en oeuvre et priorités pour
les négociations après Doha
10.
M. Stefano Inama (CNUCED) a mis en évidence les éléments
suivants :
●
Les pays en développement doivent examiner soigneusement leurs
priorités de façon à pouvoir investir leur capital-négociation
dans les questions pertinentes.
●
La Décision de Doha sur la mise en oeuvre aborde les questions
des plaintes consécutives (« back-to-back complaints »),
de la période de référence à utiliser pour
le calcul des volumes des importations, de la manière de donner
effet aux dispositions relatives au traitement spécial et différencié
de l'article 15 de l'Accord, ainsi que des modalités des examens
annuels au titre de l'article 18.6. S'agissant des deux premières
questions, les négociateurs doivent veiller à ce que le
résultat soit réellement favorable aux pays en développement.
Les négociations relatives à l'article 15 devraient tenir
compte de la décision de l'Organe d'appel concernant la mise
en oeuvre de solutions constructives dans le différend CE-Linge
de lit [Note 4].
●
D'autres questions en suspens ne sont pas abordées dans la Décision
sur la mise en oeuvre. Bien que certains pays aient plaidé en
faveur de la règle du droit moindre [Note
5], des problèmes de transparence peuvent empêcher
les pays en développement de tirer nettement parti de ce système.
Les méthodes de construction de la valeur normale énoncées
à l'article 2.2 doivent être réexaminées,
notamment parce qu'il est apparu que « les bénéfices
raisonnables » pouvaient aller au-delà des niveaux
réalistes d'un point de vue commercial, par exemple dans le différend
CE-Linge de lit. Il convient d'analyser les choses plus précisément
avant de conclure que l'élévation du seuil pour les ventes
inférieures aux coûts serait un réel avantage pour
les pays en développement.
●
D'autres éventuels sujets de négociation soulevés
nécessitent des éclaircissements pour pouvoir se forger
une opinion définitive. Il s'agit de propositions ayant trait
aux fluctuations de change, au retard sensible et à la possibilité
de présomption de dumping dans le cas de produits de pays développés
exportés vers des pays en développement.
●
Les négociations doivent être menées à la
lumière de l'évolution de la jurisprudence de l'OMC.
●
La proposition de certains Membres consistant à codifier certains
progrès réalisés par le biais de la jurisprudence
des groupes spéciaux et de l'Organe d'appel n'est pas forcément
nécessaire. En effet, même si les décisions ne lient
pas formellement les groupes spéciaux à venir, l'expérience
montre qu'elles peuvent difficilement être ignorées.
11.
Le débat général s'est orienté autours des
points suivants :
●
Les pays en développement et leurs sociétés importatrices
n'ont souvent pas les ressources nécessaires pour mener des enquêtes
antidumping. L'introduction d'une présomption de dumping ou le
recours aux coûts du producteur lui-même pour estimer les
coûts des exportateurs pourraient être utiles en ce sens,
mais les autorités devront veiller à la conformité
avec l'ADP.
●
Bien que le principe d'un critère de l'intérêt public
soit attirant, il n'aurait peut-être pas d'incidence notable dans
la pratique.
●
Il devrait être envisagé d'utiliser le niveau de pénétration
du marché, plutôt que les quantités importées,
aux fins du calcul du niveau de minimis.
●
Les discussions sur le rôle de la société civile
doivent prendre en considération le fait que ces groupes sont
généralement mieux organisés dans les pays développés.
VI.
Points de vue et expériences des pays en développement
et en transition dans les négociations de Doha et concernant
les questions liées à la mise en oeuvre
12.
M. Han Soo Kim (Conseiller, Mission permanente de la Corée) a
abordé les points suivants :
●
L'antidumping est, pour beaucoup de Membres de l'OMC, un point essentiel,
notamment parce que le nombre de ses utilisateurs est passé de
5 à l'issue du Cycle d'Uruguay, à 30 environ actuellement.
Les enquêtes peuvent avoir un « effet de gel »
sur l'investissement, que des droits antidumping soient ou non finalement
appliqués.
●
Avant Doha, deux principaux groupes de « demandeurs »
s'étaient formés dans ce domaine. Le premier souhaitait
une réforme de fond, y compris concernant les règles de
la concurrence. Le second, plus réaliste, acceptait l'utilisation
de droits antidumping dans des circonstances appropriées, en
essayant d'empêcher tout usage abusif.
●
Au cours des négociations à Doha, plusieurs demandeurs
et un Membre opposé se sont réunis. Un compromis a été
obtenu, tenant compte des préoccupations de l'ancien groupe ainsi
que des difficultés rencontrées par ce Membre. La Déclaration
ministérielle indique que les négociations devraient avoir
lieu en deux phases, tout en préservant « les concepts
et principes fondamentaux ainsi que l'efficacité »
de l'ADP et de ses instruments et objectifs.
●
Les modalités des futures négociations ne sont pas encore
claires. Au cours de la première réunion informelle, tenue
le 28 février 2002, un consensus s'est dégagé sur
le fait qu'il était trop tôt pour fixer une date définitive
pour la présentation des communications. Quatre réunions
formelles ont déjà été prévues.
●
Un certain nombre de questions « idéologiques »
doivent être examinées :
-
Étant donné le nombre de systèmes antidumping
existant à la fois dans des pays développés et
en développement, s'agit-il encore d'une question nord-sud ?
Dans les deux cas, ce sont principalement les petites et moyennes
entreprises qui supportent la charge des règles antidumping.
Le bien-être des consommateurs doit également être
une préoccupation commune.
-
Étant donné le rôle que jouent les groupes spéciaux
et l'Organe d'appel dans l'interprétation de certains éléments
vagues de l'Accord existant, quel est le rôle approprié
que doivent jouer les responsables politiques ?
-
Quel est l'objectif des négociations ? Les mesures antidumping
devraient-elles être facilement utilisables, ou devrait-on rendre
plus rigoureuses leurs règles d'utilisation?
-
Quels sont les liens entre les négociations en matière
d'antidumping et d'accès aux marchés ?
13.
Dans son intervention, M. Polouektov (Directeur de politiques internationales,
CCEUR, Moscou) a présenté le point de vue des pays en
transition:
●
De l'avis des pays en transition, les règles antidumping actuelles
sont inéquitables et pourraient avoir de graves incidences systémiques
pour l'OMC. Par exemple, bien que les pays en transitions ne représentent
que 8,4% des exportations mondiales de marchandises, ils sont visés
par 32% des enquêtes antidumping. En outre, 70% de ces enquêtes
débouchent sur l'imposition de droits.
●
Les comparaisons de prix dans le cadre des enquêtes antidumping
continuent de poser des problèmes pour les pays en transition
qui n'ont pas encore obtenu le statut d' « économie
de marché ». Leurs prix intérieurs sont jugés
non fiables et ne pouvant donc pas servir de base pour le calcul, l'évaluation
s'appuyant donc souvent sur l'approche d'un « pays de remplacement »,
ce qui a pour résultat l'imposition de droits relativement élevés.
●
Les négociations après Doha sont l'occasion de résoudre
ces problèmes. En outre, il convient de se préoccuper
du fait que de nombreux Membres n'ont pas appliqué à la
lettre les dispositions de l'article 2.7 de l'ADP dans leur droit national.
14. Le débat général s'est axé sur les points
suivants :
●
Il n'existe pas de définition claire d'un pays en transition. Pour
des raisons pratiques, ce groupe à l'OMC comprend les pays d'Europe
centrale et orientale, les pays baltes, la Communauté des États
indépendants et la Chine. L'UE y inclut également le Vietnam.
●
Les enquêtes antidumping concernant des pays en transition font
parfois intervenir des questions à la fois structurelles et sectorielles.
VII.
L'antidumping dans un contexte régional
15.
M. Marco Dueerkop (Commission européenne) a déclaré
ce qui suit :
●
Les négociations doivent tenir compte de l'évolution intervenue
depuis le Cycle d'Uruguay, y compris l'interprétation de l'ADP
par les groupes spéciaux et l'Organe d'appel, et le recours de
plus en plus fréquent aux mesures antidumping, notamment par
de « nouveaux utilisateurs ».
●
Les CE sont disposées à explorer les possibilités
de solutions constructives avec les exportateurs de pays en développement,
Toutefois, les « intérêts essentiels »
des pays en développement ne sont pas systématiquement
en jeu dans les enquêtes antidumping, en sorte que la deuxième
phrase de l'article 15 n'est pas toujours applicable.
●
Les CE appliquent la règle du droit moindre de façon générale,
mais cela doit aussi être considéré comme une forme
de traitement spécial et différencié.
●
L'Union européenne considère certains pays en transition
comme des pays à économie autre que de marché.
D'autres sont considérés comme en voie d'achever la transition
vers une économie de marché, certaines branches de production
et entreprises pouvant être traitées sur une base d'économie
de marché. La détermination est faite sur la base des
faits de la cause, selon cinq critères liés à la
participation de l'État dans l'économie et l'importance
des distorsions héritées de l'époque de planification
centralisée. Le taux de succès des demandes présentées
se situe autours de 16%.
16.
Mme Marisa Diaz-Henderson (CNUCED) a fait ressortir les points suivants :
●
Les accords régionaux abordent l'antidumping de différentes
façons. Dans certains cas, y compris pour l'UE, l'application
de mesures antidumping a été supprimée entre les
Membres, alors que dans d'autres cas, elle a été conservée,
par exemple dans certains accords conclus dans l'hémisphère
occidental.
●
Il existe une tension résultant de l'utilisation croissante de
politiques nationales destinées à accroître la concurrence
d'une part, et l'utilisation croissante de mesures antidumping, d'autre
part. Une façon d'y remédier consiste à considérer
l'antidumping comme un moyen de protection contre les importations,
lorsque les mesures de sauvegardes ne peuvent être utilisées.
●
Les aspects techniques de l'antidumping ne doivent pas faire oublier
le contexte politique et économique plus large. Les prochaines
négociations devront prendre en considération les différences
de niveau de développement entre les Membres de l'OMC, ainsi
que les problèmes particuliers rencontrés par les pays
en développement.
17.
Durant le débat général, deux observations essentielles
ont été formulées :
●
Il convient d'établir une distinction entre le dumping et l'octroi
de subventions pouvant donner lieu à une action.
●
La question de savoir si l'écoulement d'excédents de production
liés à des facteurs cycliques constitue ou non un dumping
reste non résolue.
VIII.
Remue-méninges et renforcement des capacités concernant
d'éventuelles priorités de négociation et les besoins
en matière d'assistance technique
18.
Mme Durán (Directrice, ACICI) a fait observer que :
●
L'ACICI, comme la CNUCED, avaient reçu un grand nombre de demandes
d'assistance dans le domaine de l'antidumping, ce qui démontrait
l'importance croissante que cela prenait pour les pays en développement.
●
Alors que M. Moreland avait indiqué que seuls 0,5% des importations
des Etats-Unis étaient assujettis à des droits antidumping,
l'Ambassadeur Jara (Chili) avait déclaré que 50% environ
des exportations de son pays faisaient l'objet d'une enquête. De
toute évidence, le point de vue adopté pour parler de l'antidumping
était déterminant.
●
Même les pays non-Membres étaient visés par des mesures
antidumping et autres mesures correctives ; il était par conséquent
urgent que les délégués de pays en développement
rattrapent leur retard en ce qui concerne les règles en vue des
négociations à venir.
19. Mme Tortora (Coordinatrice, Programme de diplomatie commerciale, CNUCED)
a mis l'accent sur les points suivants :
●
Il existe un besoin évident d'assistance technique, en dépit
du fait que certains pays de l'OCDE hésitent à considérer
l'antidumping comme une priorité pour les pays en développement.
●
La complexité de l'ADP lui donne une apparence rigide et précise,
mais en réalité l'Accord laisse aux autorités nationales
une marge de manoeuvre considérable. Un renforcement des capacités
est donc nécessaire afin de donner aux pays en développement
les moyens de renforcer leurs mécanismes juridiques ainsi que leurs
capacités de prise de décisions administratives.
●
Un renforcement des capacités de négociation s'impose également.
20.
M. Chrispeels (Conseiller juridique et coordinateur, Programme de règlement
des différends, CNUCED) a conclu par des observations concernant
un sujet qui, bien qu'il ne soit pas directement lié à
l'atelier, pouvait intéresser les participants. Son intervention
a porté sur le Programme de règlement des différends
de la CNUCED :
●
Le renforcement des capacités doit être ciblé, mais
ses objectifs doivent aussi être définis.
●
Le Programme de règlement des différends de la CNUCED
est en train d'élaborer un manuel en plusieurs volumes sur le
règlement des différends portant sur l'OMC, l'OMPI, le
CIRDI et la CNUDCI. Ce manuel couvrira à la fois les aspects
de procédure et les aspects de fond, de même que la jurisprudence,
et servira de base pour des séminaires, tout d'abord à
Genève (mai 2002) puis dans des pays en développement.
●
Ce programme a pour objectif de créer de façon permanente
des capacités en la matière dans les pays en développement.
Il ne concerne pas directement les représentants auprès
de l'OMC ou ceux qui déjà un bagage important, mais plutôt
des « débutants compétents », que
ce soit dans les gouvernements, les milieux universitaires ou les professions
libérales.
21.
Mme Durán a noté de surcroît que d'autres programmes
aidaient les pays en développement en matière de règlement
des différends : le Centre consultatif sur le droit de l'OMC,
le TRALAC (Centre de droit commercial en Afrique du Sud), parrainé
par le gouvernement suisse, ainsi que l'International Law Institute
à Washington, DC.
Annexe
1: Programme final
Rapport
de séminaire ACICI / CNUCED
Antidumping :
Questions concrètes et juridiques
dans
l'après-Doha
(tenu
à l'ACICI, Rue de Varembé 9, Genève,
le 28 février et le 1er mars 2002)
1ère
journée - jeudi 28 février 2002
Allocution
d'ouverture
Mme
Esperanza Durán, Directrice, Agence de coopération et
d'information pour le commerce international (ACICI)
Mme
Manuela Tortora, Coordonnatrice, Programme de diplomatie commerciale,
CNUCED
M.
Erik Chrispeels, Conseiller juridique et coordonnateur juridique, Programme
de règlement des différends, CNUCED
Séance
1: Pratiques antidumping dans le contexte multilatéral
Différends relatifs à l'antidumping portés devant
l'OMC : un aperçu
Intervenant :
M. Nicolas Lockhart, Organe d'appel, OMC
Points
de vue des membres
Intervenants :
M. Richard Moreland, Secrétaire assistant adjoint, Deputy Assistant
Secretary, Ministère du commerce des Etats-Unis
S.
E. M. Alejandro Jara (Ambassadeur, Représentant permanent du Chili
à l'OMC)
Séance 2: Questions relatives à l'anti-dumping et
à la concurrence : une perspective
Intervenant :
M. Philippe Brusick, Chef, Section du droit et de la politique de
la concurrence, et de la protection des consommateurs, CNUCED
Séance 3: Calcul de la marge de dumping : informations concrètes
Intervenant :
M. Edwin Vermulst, Consultant, CNUCED
2ème
journée - vendredi 1 mars 2002
Séance
1: Négociations antidumping : questions relatives à
la mise en oeuvre et priorités pour les négociations après
Doha
Intervenant :
M. Stefano Inama, CNUCED
Séance
2: Points de vue et expériences des pays en développement
et des économies en transition dans les négociations de
Doha et concernant les questions liées à la mise en oeuvre
Intervenants :
M. Han Soo Kim, Conseiller : L'expérience de la Corée
M.
Alexandre Polouektov : L'expérience des économies
en transition
Séance
3: L'antidumping dans le contexte régional : le cas de la
Zone de libre-échange des Amériques
Intervenants :
M. Marco Dueerkop, Commission européenne - Bruxelles
Mme
Marisa Diaz-Henderson, CNUCED
Brainstorming
et renforcement des capacités concernant d'éventuelles
priorités de négociation et les besoins en matière
d'assistance technique
Intervenants :
M. Erik Chrispeels
Mme
Manuela Tortora, CNUCED
Annexe
2: Liste finale des participants
Rapport de séminaire ACICI / CNUCED
Antidumping :
Questions concrètes et juridiques
dans
l'après-Doha
(tenu
à l'ACICI, Rue de Varembé 9, Genève,
le
28 février et le 1er mars 2002)
Afrique
du Sud
1. Mr.
Gustav Brink, Director Trade Remedies Policy in South
Africa, Pretoria
SABS
A219 Private Bag X753
1
Dr. Lategan Road, Pretoria
Groenkloof,
Pretoria 0001
South
Africa
Tel:
+ 0027 12 428 7818
Fax:
+ 0027 12 428 7736
Email:
gustav@dti.pwv.gov.za
Arabie
Saoudite
2. Mr.
Saleh M. Shoaib, Commercial Attaché, Permanent
Mission, Geneva
Route
de Lausanne 263
1292
Chambésy
Tel:
758-9605
Fax:
758-9612
Email:
sslhfs@yahoo.com
3. Mr.
Ahmad Al-Shanbary, Attaché, Permanent Mission, Geneva
Route
de Lausanne 263
1292
Chambésy
Tel:
758-7600
Fax:
758-9612
Argentine
4. Mr.
Eduardo Tempone, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Route
de l'Aéroport, 10
Case
Postale 536
1215
Genève
Tel:
929-8623
Fax:
798-59-95/798-1992
Email:
mission.argentina@ties.itu.int
Australie
5. Mr.
Stephan Bohnen, Second Secretary, Permanent Mission, Geneva
Passage
des Fins 2
Case
postale 172
1211
Genève 19
Tel:
799-9121
Fax:
799-9189
Email:
stephan.bohnen@dfat.gov.au
Bélarus
6. Mr.
Vladimir Malevich, Deputy Permanent Representative, Permanent
Mission, Geneva
Avenue
de la Paix 15
1211
Genève 20
Tel:
734-3844
Fax:
734-3844
Email:
mission.belarus@ties.itu.int
7. Mr.
Sergei Gulevich, Third Secretary, Permanent Mission, Geneva
Avenue
de la Paix 15
1211
Genève 20
Tel:
734-3844
Fax:
734-3844
Email:
mission.belarus@ties.itu.int
8. Mr.
David Gómez, Minister Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Rue
de Mont-Blanc 7 (5ème étage)
1201
Genève
Tel:
906-8426
Fax:
906-8429
Email:
Genèvediplomat@netscape.net
Bulgarie
9. Ms.
Tatyana Petrova, Counsellor, Permanent Mission to the WTO, Geneva
Chemin
des Crêts-de-Pregny 16
1218
Grand-Saconnex
Tel:
798-0300 / 798-0301
Fax:
798-0302
Email:
bg.gecom@bluewin.ch.
Chili
11. H.E.
Mr. Alejandro Jara, Ambassador, Permanent Mission to the WTO,
Geneva
Rue
de Moillebeau 58 (4ème étage)
1211
Genève 19
Tel:
918-0081
Fax:
734-5297
Email:
mission.chile@ties.itu.int.
Chine
13. Mr.
Wang Xiaodong, Third Secretary, Permanent Mission to the WTO,
Geneva
Route
de Lausanne 228
1292
Chambésy
Tel:
909-7615
Fax:
909-7699
Email:
xiaodong.wang@ties.itu.int
Congo
(République du)
14. Mr.
Gabriel Nguengue-Montse, Economic Counsellor, Permanent Mission,
Geneva
Rue
des Paquis 11
1201
Genève
Tel:
731-8821
Fax:
731-8817 / 18
Email:
mission.congo-brazza@oleckpoint.ch
Corée
(République de)
15. Mr.
Su-Yeong Yu, Deputy Director, Customs Bureau, Ministry of Finance
and Economy 1, Joongang-dong Kwacheon-Shi,
Kyuggi-do,
Republic
of Korea
Tel:
+ 82 2 503-5231
Fax:
+ 82 2 503-5233
Email:
swimyu@mofe.go.kr
16. Mr.
Jin-Su Sim, Deputy Director, Ministry of Commerce, Industry and
Energy
1,
Joongang-dong Kwacheon-Shi,
Kyuggi-do,
427-723
Republic
of Korea
Tel:
+ 82 2 503-0174
Fax:
+ 82 2 503 9460
Email:
yuany@mocie.go.kr
17. Ms.
Muk-Mee Lee, Assistant Director, Korean Trade Commission
1,
Joongang-dong Kwacheon-Shi
Kyuggi-do,
427-723
Republic
of Korea
Tel:
+ 82 2 2110-5565
Fax:
+ 82 2 504-1213
Email:
mulan@mocie.go.kr
18. Mr.
Han Soo Kim, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Avenue
de l'Ariana 1
Case
postale 42
1211
Genève 20
Tel:
748-0000
Fax:
748-0001
Email:korea.mission@ties.itu.int
19. Mr.
Kouakou Adrien Kouadio, Attaché, Permanent Mission, Geneva
Route
de Ferney 149h
1218
Grand-Saconnex
Tel:
717-0259
Fax:
717-0260
Email:
mission.cote-divoire@ties.itu.int
Cuba
20. Ms.
Iliria Martín Hernández, Ministry of Finances and
Prices, La Havana
Ministerio
de Finanzas y Precios
Habana
Vieja Ciudad de la Habana
Cuba
Tel:
+ 0053/ 67-1909
Fax: + 0053/ 33-8050
Email:
pfinanciero@mfp.gov.cu
21. Ms.
Alina Revilla Alcazar, Second Secretary, Permanent Mission, Geneva
Chemin
de Valérie 100
1292
Chambésy
Tel:
758-9435
Fax:
758-9431
Email:
alina-revilla@ties.itu.int
Egypte
22. Mr.
Mawfik El Fayomi, Ministry of Foreign Trade - Anti-Dumping Department,
El
Cairo
c/o
Permanent Mission of the Arab Republic of Egypt
Avenue
Blanc 49 (2ème étage)
1202
Genève
Tel:
732-2248
Fax:
731-6828
Email:
mission.egypt@ties.itu.int
23. Mr.
Ahhmed Talaat El Libedy, Commercial Secretary, Permanent Mission,
Geneva
Rue
de Lausanne 45-47
Genève
Tel:
732-2248
Fax:
731-6822
Email:
mission.egypt@ties.itu.int
25. Mr.
Ahmed Elsayed, Investigator, Permanent Mission, Geneva
Avenue
Blanc 49 (2ème étage)
1202
Genève
Tel:
731-6530 / 731-6539
Fax:
738-4415
Email:
mission.egypt@ties.itu.int
26. Mrs.
Tiina Treiman, Third Secretary, Ministry of Foreign Affairs,
Estonia
Ministry
of Foreign Affairs
Islandi
Square 1
Tallinn
15049
Estonia
Tel:
+ 372 / 6317 200
Fax:
+ 372 / 6317288
Email:
tiina.treiman@mfa.ee
Etats-Unis
d'Amérique
27. Mr.
Richard Moreland, Deputy Assistant Secretary, Department of Commerce,
USTR, Washington, D.C.
14th
and Pennsylvannia Avenue, N.W.
Washington,
D.C. 20230
U.S.A.
Tel:
(202) 482-1768
29.Mr.
Robert Kasper, Attaché, Permanent Mission to the WTO,
Geneva
11
Route de Pregny
1292
Chambésy
Tel:
749-5313
Fax:
749-5308
Email:
bkasper@ustr.gov
30. Mr.
Esayas Gotta Seifu, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
Rue
de Moillebeau 56
1211
Genève 19
Tel:
919-7010
Fax:
919-7029
Email:
mission.Ethiopia@ties.itu.int
Fédération
de Russie
32. Mr.
Alexander Poluektov, Director for International Policies, CCEUR, Moscow
Tel:
+ 7095 / 232-5577
Email:
office@usorr.ru
33. Ms.
Olga Shishaeva, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
Avenue
de la Paix 15
1211
Genève 20
Tel:
733-1870 / 734-6630
Fax:
734-4044
Email:
mission.russia@ties.itu.int
34. Mrs.
Kristina Kauppinen, Intern, Permanent Mission, Geneva
Rue
Pré-de-la-Bichette 1
Case
Postale 198
1211
Genève 20
Tel:
919-4261
Fax:
740-0287
Email:
kristina.kauppinen@formin.fi
France
35. Mr.
François Cotier, Commercial Attaché, Ministry of
the Economy, Finance and Industry, Division of External Economic Relations,
Paris
Teledoc
541
139,
Rue de Bercy
75572
Paris Cedex 12
France
Tel:
+ 33 1 53 18 82 47
Fax:
+ 33 1 53 18 28 26
Email:
francois.cotier@dree.org
Hong
Kong, Chine
36. Mr.
John Leung, Deputy Representative of Hong Kong, Hong Kong Economic
& Trade Office, Geneva
5,
Allée David-Morse
1211
Genève 20
Tel:
730-1323
Fax:
730-1304
Email:
john-leung@hketoGenève.gov.hk
Hongrie
37. Ms.
Timea Varvolgyi, Ministry of Economic Affairs, Budapest
Ministry
of the Economy
1055
Houvid 13-15
Budapest
Hungary
Tel:
+ 0036 / 1374-2882
Fax:
+ 0036 / 1374-2800
Email:
timea.varvolgyi@gmh.gov.hu
38. Ms.
Maria Sitkey, Ministry of Economic Affairs, Budapest
Ministry
of Economy
1055
Houvid 13-15
Budapest
Hungary
Tel:
+ 0036 / 1374-2749
Fax:
+ 0036 / 1374-2911
Inde
39. Mr.
Rajesh Aggarwal, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Rue
du Valais 9 (6ème étage)
1202
Genève
Tel:
738-4086
Fax:
738-4548
Email:
rajesh-pmi@hotmail.com
40. Mr.
K. Rao, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
Rue
du Valais 9 (6ème étage)
1202
Genève
Tel:
732-0856
Fax:
738-9548
Email:
raok@ties.itu.int
Indonésie
41. Mrs.
Ganef Judawati, Assistant to Commercial Attaché, Permanent
Mission, Geneva
Rue
de Saint-Jean 16
1203
Genève
Case
Postale 2271
1211
Genève 2
Tel:
339-7020
Fax:
339-7025
Email:
ganef.judawati@ties.itu.int
Japon
Jordanie
44. Mr.
Loui Ammari, Assistant to the Economic Affairs, Permanent Mission,
Geneva
Rue
de Vermont 37-39
Case
postale 1716
1211
Genève 20
Tel:
748-2000
Fax:
748-2001
Email:
louia@hotmail.com
Lettonie
45. Ms.
Maija Manika, Counsellor to the WTO, Permanent Mission, Geneva
Rue
de Lausanne 137 (6ème étage)
1211
Genève 20
Tel:
738-5111
Fax:
738-5171
Email:
mission.latvia@mfa.gov.lv
46. Mr.
Renards Mikelosons, Attaché to the WTO, Permanent Mission,
Geneva
Rue
de Lausanne 137 (6ème étage)
1211
Genève 20
Tel:
738-5111
Fax:
738-5171
Email:
mission.latvia@mfa.gov.lv
Lituanie
47. Ms.
Laima Skruodiene, Ministry of the Economy, Vilnius
Gedimino
Ave, 38/2
Vilnius
Lithuania
Tel:
+ 370 - 2 - 609631
Fax:
+ 370 - 2 - 609630
Email:
l.skruodiene@po.ekMr.lt
48. Mr.
Kaselis Egidijus, Counsel, JCC "ACHEMA", Jonava
TSC
ACHEMA
Taurostos
26
Jonava
5000
Lithuania
Tel:
+ 370 19 56934
Fax:
+ 370 19 56004
Email:
egidijus@achema.com
Macao
49. Ms.
My Yen Lu, Assistant Representative to the WTO, Macao Economic
and Trade Office, Brussels
Avenue
Louise, 375, BTE 9
1050
Bruxelles
Tel:
+ 32 2 647-1265
Fax:
+ 32 2 640-1552
Email:
deleg.macao@skynet.be
Malaisie
50. Ms.
Azma Jusoh, Ministry of International Trade and Industry, Accountant
Anti-Dumping Unit, Kuala Lumpur
Level
5, Block 10,
Government
Offices Complex,
Jalan
Duta,
50622,
Kuala Lumpur
Malaysia
Tel:
+ 603 6203-4640
Fax:
+ 603 6203-1745
Email:
azma@miti.gov.my
Malawi
51. Mr.
Melody Justin Yeremia Chirwa, Senior Assistant Trade Officer,
Ministry of Commerce and Industry, Lilongwe
P.O.
Box 30366
Lilongwe
3
Malawi
Tel:
+ 00265 / 770-244
Fax:
+ 00265 / 770-760
52. Mr.
Tijani Younes, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Chemin
François Lehmann 18a
1218
Grand-Saconnex
Tel:
791-8181
Fax:
791-8180
Email:
mission.maroc@ties.itu.int
Mauritanie
53. Mr.
Habib Ould Hemet, First Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Avenue
Blanc 46
1202
Genève
Tel:
906-1840
Fax:
906-1841
Email:
mission.mauritania@ties.itu.int
Moldova
54. Mr.
Adrian Calmac, Counsellor, Permanent Mission (WTO Division),
Geneva
Chemin
du Petit-Saconnex 28
1209
Genève
Tel:
733-9103
Fax:
733-9104
Email:
mission.moldova@ties.itu.int
55. Ms.
Marian Foltea, Trade Lawyer, Ministry of the Economy (WTO Division),
Moldova
Ministry
of the Economy
Chishina
2003
Moldova
Tel:
+ 3732 / 23 76 50
Fax:
+ 3732 / 23 42 50
Email:
foltea.moldova.md
56. Mr.
E. E. Kalu, First Secretary, Permanent Mission to the WTO, Geneva
Rue
Richard Wagner 1
1211
Genève 2
Tel:
733-1000
Fax:
733-1080
Email:
ezikel@yahoo.com
57. Mr.
M.G. Buba, Second Secretary, Permanent Mission to the WTO, Geneva
Rue
Richard Wagner 1
1211
Genève 2
Tel:
733-1000
Fax:
733-1080
Email:
bubamaigari@hotmail.com
58. Mr.
Syed Habib Ahmed, Economic Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Rue
de Moillebeau 56 (4ème étage)
1211
Genève 19
Tel:
734-7760
Fax:
734-8085
Email:
nayyars24@hotmail.com
Pérou
59. Ms.
Milagros Miranda Rojas, Second Secretary, Permanent Mission,
Geneva
Avenue
Louis Casai 71 (1er étage)
Case
postale 160
1216
Cointrin
Tel:
791-7726
Fax:
791-7729
Email:
milagros.miranda@ties.itu.int
60. Ms.
Monika Zagajska, Ministry of the Economy, Warsaw
UL.
Ploc Trech Kryzy 3/5
00-507
Warsaw
Poland
Tel:
+ 48 22 693-4605
Fax:
+ 48 22 693-4018
Email:
monzag@mg.gov.pl
République
dominicaine
61. Ms.
Claudia Mejia Ricart, Santo Domingo
c/o
Eric Eckman 18, 4H
Apt
4C, Santo Domingo
Republica
Dominicana
Tel:
(809) 707-6344
Fax:
(809) 732-0951
Email:
claudia-mejiar@codetel.net.do
République
kirghize
62. Mr.
Edil Kalashev, Representative to the WTO, Geneva
Rue
Maunoir 26 (1er étage)
1207
Genève
Tel:
707-9220
Fax:
707-9221
Email:
mission.kyrgystan@ties.itu.int
63. Mr.
Milan Majek, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
Chemin
de l'Ancienne route 9
Case
postale 160
1218
Grand-Saconnex
Tel:
747-7411
Fax:
747-7434
Email:
milan.majek@ties.itu.int
Roumanie
64. Ms.
Adina Stana, Ministry of Foreign Affairs of Romania, Foreign
Trade Department and Economic Promotion, Bucharest
Calea
Victoriei 152
Sector
1
Bucharest
Romania
Tel:
+ 00 401 315 0247
Fax:
+ 00 401 315 0449
Royaume-Uni
65. Ms.
Tracy Garland, International Trade Department, DFID, London
1
Palace Street
London
SW1E 5HE
Tel:
+ 44 (0) 20 7023 0161
Fax:
+ 44 (0) 20 7023 0470
Email:
t-garland@dfid.gov.uk
Sénégal
66. Mr.
Iba Mar Oulare, Second Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Rue
de la Servette 93
1202
Genève
Tel:
918-0230
Fax:
740-0711
Email:
mission.senegal@ties.itu.int
67. Mr.
Falou Samb, Second Counsellor, Permanent Mission, Geneva
Rue
de la Servette 93
1202
Genève
Tel:
918-0230
Fax:
740-0711
Email:
mission.senegal@ties.itu.int
68. Ms.
Angela PNG, Counsellor, Permanent Mission, Geneva
ICC
Block
G, 6th floor
Rue
de Pré-Bois 20
Case
postale 1910
1215
Genève 15
Tel: 929-6655
Fax:
929-6658
Email:
angela_png@tdb.gov.sg
69. Mr.
Himalee Arunatilaka, Second Secretary, Permanent Mission, Geneva
Rue
de Moillebeau 56 (5ème étage)
Case
postale 436
1211
Genève 19
Tel:
919-1257
Fax:
734-9084
Email:
himalle.arunatilaka@ties.itu.int
Thaïlande
70. Mr.
Nirat Supthaweethum, Trade Officer of Anti-dumping and Countervailing
Measures, Department of Foreign Trade, Ministry of Commerce, Nonthaburi
44/100
Sarambinnam Road,
Nonthaburi
11000
Thailand
Tel:
+ (662) 547-4738/40
Fax:
+ (662) 547-4741
Email:
nirat@hotmail.com
71. Ms.
Mookda Soontonpagasid, Trade Officer, Department of Foreign Trade,
Ministry of Commerce, Nonthaburi
Bureau
of Trade Interest and Remedies
Nonthaburi
- Sarambinnam Road,
Nonthaburi
11000
Thailand
Tel:
+ (662) 547-4738/40
Fax:
+ (662) 547- 4741
Email:
mookdas@yahoocom
72. Mr.
Auramon Chutinet, Trade Officer, Department of Business Economics,
Bangkok
Department
of Business Economics
Thanon
Ratchadamroen Helang
Bangkok
10200
Thailand
Tel:
+ (662) 282-6607
Fax:
+ (662) 280-1579
Email:
auramondc@mocnet.moc.go.th
73. Mr.
Pornchai Danvivathana, Minister Counsellor, Permanent Mission
to the WTO, Geneva
Route
de Près-Bois 20
Genève
Tel:
929-5205
Email:
pornchai@thaiwto.com
74. Ms.
Lauren Boodhoo, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
Rue
de Vermont 37-39
1202
Genève
Tel:
918-0380
Fax:
734-9138
Email:
mission.trinidad-tobago@ties.itu.int
Tunisie
75. Mr.
Mounir Ben Rjiba, First Secretary, Permanent Mission, Geneva
Rue
de Moillebeau 58
Case
postale 272
1211
Genève 19
Tel:
734-8450 / 734-8459
Fax:
734-0663
Email:
mbenbjiba@excite.com
Turquie
76. Mr.
Cengiz Gürsel, Foreign Trade Expert, Emek-Ankara
Dis
Ticaret Mustesarligi Ithalat Genel
Mudurlugu
Inonie Bulvari
Emek-Ank |