Cérémonie
de signature de l'Accord instituant l'ACICI en tant qu'organisation
intergouvernementale
(tenue au Centre William Rappard, à Genève, le
9 décembre 2002)

Introduction
La cérémonie de signature
I. Introduction
1. Des représentants de pays
développés, en développement et moins avancés membres et observateurs
de l'OMC, de même que des fonctionnaires d'organisations liées au commerce
et d'autres organisations intergouvernementales [Note 1] ont participé, le lundi 9 décembre 2002,
à la cérémonie de signature de l'Accord de l'ACICI. Ce dernier
a transformé le statut de l'Agence de coopération et d'information pour
le commerce international en celui d'une organisation intergouvernementale
(OIG).
2. Cet événement a été l'aboutissement
de l'Initiative de l'ACICI sur le renforcement des capacités liées
au commerce et sur une participation accrue au système commercial international,
signée par 55 ministres à Doha en novembre 2001 lors de la quatrième
Conférence ministérielle de l'OMC. Cette initiative avait fait suite
à une série de discussions menées par des représentants basés à Genève
désireux de réfléchir aux différentes possibilités de développement
de l'ACICI afin d'augmenter son efficacité et de lui permettre de répondre
aux demandes de plus en plus nombreuses des pays les moins favorisés
[Note 2] (PMF) pour ses
services d'assistance.
3. Suite à l'approbation
de cette Initiative, un Groupe d'étude [Note 3] a été créé pour examiner la faisabilité de
la transformation de l'ACICI en une OIG ou pour améliorer, par tous
autres moyens, la base de l'ACICI, tant en termes financiers que fonctionnels.
Celui-ci a rédigé un rapport préconisant l'établissement de l'ACICI
en tant qu'OIG qui a été adopté par des représentants de PMF et de pays
développés lors de la Conférence internationale des Nations Unies sur
le financement du développement, en mars 2002, à Monterrey. Le Groupe
d'étude a ensuite été chargé de rédiger un projet d'Accord intergouvernemental
établissant l'ACICI en tant qu'OIG, lequel a été finalisé le 5 novembre
2002.
II. La cérémonie de signature
4. La réunion était présidée
par M. David Syz, Secrétaire d'Etat à l'économie de la Suisse, qui a
souhaité la bienvenue aux participants et s'est réjoui qu'ils soient
venus si nombreux. Il a rappelé que l'ACICI avait été créée en 1998
à l'initiative du gouvernement suisse afin d'aider les PMF à mieux défendre
leurs intérêts commerciaux. Il a ensuite retracé les étapes de la transformation
de l'Agence en tant qu'OIG en se félicitant de la rapidité du processus,
puisqu'une année après le lancement de l'Initiative, l'Accord instituant
l'ACICI était déjà prêt à être signé. Le Secrétaire d'Etat a fait observer
que la nouvelle organisation entrerait en vigueur aussitôt que trois
membres bénéficiaires et trois membres bailleurs de fonds auraient ratifié
l'Accord soumis à signature ce jour-là, et a fait savoir que l'Accord
serait ouvert à la signature jusqu'au 31 décembre 2003. Les gouvernements
présents ont ensuite accepté l'établissement d'un Comité préparatoire,
présidé par S.E. Dr. Rénald Clérismé (Haïti) et M. Didier Chambovey
(Suisse), afin d'assurer la transition de l'ACICI de son présent statut
à celui d'OIG.
5. M. Syz a donné la parole
à S.E. Dr. Rénald Clérismé, Ambassadeur de Haïti et Co-président du
Groupe d'étude de l'ACICI. Ce dernier a remercié le gouvernement suisse
d'avoir lancé et accompagné l'Initiative de l'ACICI et a souligné l'importance
des services rendus par l'Agence envers les pays les plus démunis. Il
a relevé que la transformation de l'ACICI intervenait à point nommé,
au moment où les PMF avaient plus que jamais besoin d'une assistance
technique accrue. L'orateur a conclu son intervention en rendant hommage
aux sept pays bailleurs de fonds [Note
4].
6. Le Dr. Supachai Panitchpakdi,
Directeur général de l'OMC, a pris la parole pour souligner le rôle
très actif joué par l'ACICI dans le soutien aux pays membres et observateurs
de l'OMC les moins favorisés, en particulier à ceux qui n'avaient pas
de représentants permanents à Genève. En cela, il a relevé que l'Agence
avait permis de compléter avantageusement l'activité technique déployée
par le Secrétariat de l'OMC. Il a expliqué que c'était en offrant aux
PMF une aide complémentaire et concertée que ces derniers seraient le
plus à même de pouvoir participer activement aux négociations commerciales
multilatérales. Le Dr. Panitchpakdi a assuré que l'OMC allait à l'avenir
continuer et renforcer sa coopération avec l'ACICI. Il a souhaité la
bienvenue à cette dernière parmi les organisations intergouvernementales
liées au commerce, avant de rendre hommage à sa Directrice.
7. M. J.-D. Bélisle, Directeur
exécutif du Centre de commerce international (CCI), a chaleureusement
félicité l'ACICI, sa Directrice et son équipe. Selon M. Bélisle, c'était
la pertinence du mandat de l'ACICI qui lui avait permis, en si peu de
temps, de se tailler une place et une réputation de choix parmi les
organisations liées au commerce basées à Genève. M. Bélisle a expliqué
que le CCI se réjouissait d'ores et déjà de travailler en plus étroite
collaboration avec l'ACICI.
8. Mme Lakshmi Puri, Directrice
de la Division du commerce international des biens et services, et des
produits de base de la CNUCED, s'est exprimée au nom du Secrétaire général
de la CNUCED, M. Rubens Ricupero. Elle a souligné l'importance de l'ACICI
qui, par son activité, épaulait les PMF et plus particulièrement les
pays les moins avancés (PMA) afin qu'ils puissent mieux faire entendre
leur voix au sein de l'OMC. Elle s'est réjouie du Mémorandum d'accord
qui avait été signé en février 2002 entre l'ACICI et son organisation
et des activités conjointes qui avaient déjà été organisées. Elle a
en outre insisté sur l'intérêt que la CNUCED accordait à une collaboration
resserrée avec l'Agence. Mme Puri a conclu en souhaitant ses meilleurs
voux de réussite à la nouvelle organisation.
9. La Directrice de l'ACICI,
Mme Esperanza Durán, est intervenue pour témoigner sa reconnaissance
envers les autorités helvétiques et remercier toutes les personnes réunies
à l'occasion de la cérémonie marquant un nouveau départ pour l'ACICI.
Elle a rappelé la nécessité d'un système commercial multilatéral qui
soit renforcé et a insisté sur le fait que de nombreux pays souffraient
d'un manque de ressources financières et humaines qui par conséquent
freinait leur participation active au système commercial multilatéral.
Elle a attiré l'attention sur le fait que l'ACICI, même si elle ne constituait
que l'un des maillons du système d'assistance technique et de renforcement
des capacités, jouerait son rôle de manière sérieuse et responsable
et serait prête à relever tous les nouveaux défis, afin de combler l'écart
qui existait entre ceux qui agissaient et ceux qui observaient. Mme
Durán a en outre souligné combien il était important pour l'ACICI de
continuer à collaborer avec les organisations sours et les fonctionnaires
des différents secrétariats basés à Genève, en Europe ou en capitales.
10. Les PMA se sont exprimés par les voix
des représentants du Bangladesh, du Bénin, du Bhoutan, de Djibouti,
de Madagascar, de la Mauritanie, du Népal, du Sénégal, du Soudan et
de la Zambie. Ces derniers ont remercié toutes les personnes qui avaient
rendu possible l'heureux événement que constituait la cérémonie de signature
de l'Accord instituant l'ACICI en tant qu'OIG et ont exprimé leur gratitude
envers les bailleurs de fonds. Ils ont rappelé que cette cérémonie marquait
le couronnement de plusieurs années de travail intense, pratique et
bénéfique pour les PMA. Les orateurs ont fait remarquer que leurs pays
respectifs étaient plus que jamais déterminés à être mieux intégrés
dans le système commercial multilatéral en participant plus activement
aux négociations de l'OMC et se sont montrés convaincus que la transformation
de l'ACICI en OIG leur permettrait de mieux tendre vers ce but. A ce
titre, ils ont rappelé le rôle important que jouait l'Agence parmi les
organisations actives en matière d'assistance technique, avant de souligner
que le nouveau statut de l'ACICI renforcerait encore la confiance et
le soutien des PMA envers l'Agence.
11. Des représentants de
pays en développement et des petites économies vulnérables - parmi ceux-ci
la Barbade, la Bolivie, le Honduras et Maurice - ont ensuite salué la
transformation de l'ACICI en OIG en émettant le souhait que la collaboration
bénéfique entre leurs pays et l'ACICI se poursuive et se renforce. Ils
ont expliqué que cette cérémonie était la preuve vivante que le chemin
vers un développement durable n'était possible que par une collaboration
accrue entre les pays développés et ceux qui étaient moins favorisés.
12. Les représentants de la Finlande,
de l'Irlande, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Suède se sont montrés
très honorés de faire partie, avec le Danemark et la Suisse, des membres
bailleurs de fonds fondateurs. Le représentant des Pays-Bas a insisté
sur le fait que le renforcement des capacités jouait un rôle essentiel
dans l'établissement d'un système commercial mondial équitable. Celui
de l'Irlande a expliqué qu'il était essentiel que l'on aide les pays
les plus démunis à améliorer leur capacité de négociation au sein de
l'OMC, d'autant plus que le développement était au centre du Programme
de travail de Doha. Le représentant de la Suède a souligné que l'établissement
de l'ACICI en tant qu'OIG constituait un pas très important dans cette
direction car l'Agence possédait l'expérience nécessaire pour aider
les pays qui faisaient appel à elle pour identifier leurs besoins et
promouvoir leurs intérêts. Quant à celui de la Finlande, il a rappelé
que l'Accord de l'ACICI répondait à un besoin urgent en matière de coopération
technique. Enfin, le représentant du Royaume-Uni a observé que le nouveau
statut de l'ACICI aurait l'avantage de convaincre des pays qui ne l'avaient
pas fait auparavant de recourir aux services de l'Agence.
13. Les représentants de
l'Australie et du Canada ont souligné le rôle indispensable joué par
l'ACICI dans le domaine de la coopération technique et du renforcement
des capacités. Ils ont expliqué que c'était la raison pour laquelle
leurs gouvernements avaient versé des contributions volontaires à l'ACICI
pour des projets spécifiques (assistance technique aux Iles du Pacifique
et renforcement des capacités des PMA non-résidents francophones respectivement)
et continueraient à collaborer étroitement avec l'Agence.
14. A l'issue des interventions
sus-mentionnées, les représentants des pays ont eu l'occasion de procéder
à la signature de l'Accord. Jusqu'à présent, sept pays ont paraphé l'Accord
en tant que membres bailleurs de fonds alors et quatorze autres en tant
que membres participants. Le Bangladesh, Djibouti, le Honduras, Madagascar
et Tonga se sont en outre engagés au cours de la cérémonie à faire de
même dans un proche avenir.
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